Poème du bureau

Le soleil sur mes épaules 

Me frappe de nostalgie 

Quand je pense à notre temps ensemble 

Sur un banc qui ne ressemblait à rien 

 

Le reflet des montagnes sur l’eau, 

Une forêt dévastée, 

Une esplanade en béton que personne n’aime 

Où que nous nous rencontrions 

 

Il suffit que je t’écoute 

Me sentir exister. Trail-et-montagne-Village-Montagne_article_l_destinations_nature_frm

Golden Sun of Bravery

I’d like to fight the fear 

Like I were a soldier 

 

But I’m just a bear 

That wanna crawl back to bed 

And wait till the next fight 

To have a chance to be different 

 

Will you hold my hand 

If I decide to stand up ? 

Will you be with me, 

When I’ll take the first bullet ? 

 

Being shot in the heart 

Is the first thing I wan’t to be remembered for 

People with tears in the eyes 

And a golden sun over my survivor’s shoulder 

Cape in the wind 

Holding hands with you. 

That’s how I imagine the life of a hero of courage.

 

And I find all that really cool 

The bullet thing apart.  

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La vérité sur le temps et Pablo

U – WOUHOU ! Je crois que j’ai vraiment cracké le code de l’existence : chronométrer tout ce que tu fais pour être conscient du temps et le remplir pleinement. Par exemple, il m’a fallu 19:11:21 de route pour arriver jusqu’au café. Et ma routine d’arrivée au café, dorénavant, c’est de poster la photo du jour de Pablo et ça m’a pris 3 min 21. 

J – Quelle raclure ce Pablo, il peut pas poster ses photos lui-même ? 

U – Il y peut rien si il fait bugger les machines électroniques. 

J – Haha. Tu crois vraiment à ce gros mensonge de grosse feignasse ? 

U – MEC. Crois-moi, tu veux pas côtoyer Pablo un jour de deadline. Il vient de faire un bisou et tu perds 6h de boulot. Clara et Badmonkey lui empêchent d’approcher l’atelier quand elles sont là, je suis la seule à lui ouvrir la porte. Et encore. Hier, il a fait planter mon imprimante après elle imprimait seulement en vert. Et lundi ! Si j’ai pas pu poster ma page c’est parce que le dossier a disparu au moment M où il a collé son cul sur mon bureau !  Et l’autre jour le frigo s’est mis à souffler de l’air chaud après qu’il m’y aie volé un yaourt. 

J – REALLY ? J’étais tellement sur que c’était une excuse pour rien foutre… attends…  qui te dit qu’il ne contrôle pas ce pouvoir ?  

U – C’est pas impossible: il a été frappé par la foudre quand il était petit. 

J – HAHA ! Pablo est le super héros de la flemme ! 

U – Ou c’est juste un désastre ambulant. 

Shopping Bitches Lives In Danger

U – Et la récompense de fin, sera ce joli pull noir d’Alex que j’aime tant . 

J – You’re such a bitch. 

U – Not my fault I can’t prevent myself to buy THINGS

J – But aren’t you POOR ? 

U – YEAH but buying things give my life a sense of DANGER. It lits fire under my ass : If I loose Everything I Have, I have to WORK. I’m obliged to connect to PEOPLE. 

I’m obliged to live. Loosing money make my heart beating. 

J – You ARE crazy . 

U – But that’s why you looove me, don’t you dear? 

J – One day I’ll manage to really figure who you are and what happen in your head. 

U – Hope one day I will too. I’m such a mystery. The more I dig the more I realize the stranger living inside me is a savage punk who want to throw itself out of the cliff on a daily basis. « It » likes danger and saying crazy and outrageous things. « It » likes to jump on the scene naked, honey.

J – God I should never had open this box.

U – You didn’t. I opened it again when I saw you and you know what’s the only thing I ask from life ? That you open yours, darling dear.

J – I should have listen to my momma when she told me you were bad influence .

U – You liar your momma LOVES me !

J – Only because she only sees the nice good monkey you are in her presence.

U – Because she feeds me. And because she’ll let you go shopping with me If I behave well.

J – I’ll NEVER go shopping with you.

U – Come on, you soooo need a new tie

J – I sooo need a new friend

U – Haha . Did I scared you ?

J – No. But I scare myself and that’s enough.

U – you felt the need for a new tie didn’t you ?

J – I felt the need to burn the tie, crash all my life and start again as a dog keeper.

U – Oh.  It’s snowing here.

J – Lucky you. Here, sun everywhere.

U – You see. I NEED this jumper.

 

 

Douceur du noir

nuage-noir

Se laisser aller à la mélancolie 

Est le luxe du poète 

Qui peut tomber pour l’éternité 

Sans craindre qu’aucune nécessité d’être poli ne l’arrête 

Ou pire, une pulsion de vie,

Ou pire, un besoin de courses au supermarché. 

 

Je serais poète pour l’éternité 

Et comme ça rien ne m’arrêtera de tomber. 

J’explorerai les abimes aussi profondes que je le voudrais 

Et là où je suis personne ne pourra m’allumer une lampe 

 

Je creuserais jusqu’au centre de la terre 

Je creuserais jusqu’aux entrailles de mon âme 

Sans avoir peur de la glue sombre 

Sans avoir peur des cailloux empoisonnés 

Et si j’y trouve une lumière je ferais semblant de ne pas la voir 

Juste pour le plaisir de me pelotonner encore, enserré dans la terre chaude et noire 

De mes rêves pas encore nés. 

J.K

Sarah

« Elle te regarde droit au coeur, en laissant ses yeux suffisamment trainer dans les tiens pour générer un volcan dans ta poitrine »

J.k

L’éternité c’est maintenant

U – Hey mec ? Tu veux connaitre le plus grand secret de l’univers ? 

LE TEMPS N’EXISTE PAS 

J – Qu’est ce que tu essaie de me dire, encore, toi ? 

U – Sérieux, le temps n’existe pas. Une fraction de seconde peut contenir l’éternité. Une fraction de seconde peut changer ta vie. Le temps prend autant de place qu’il le veut, et tu peux prendre autant de place dans le temps que tu veux. 

La vie éternelle n’existe pas. C’est un concept. La vie, en soit, c’est un concept. Elle peut s’arrêter à tout moment ou continuer jusqu’à 170 ans, elle n’est qu’un songe, une théorie, une formulation de possibilité qu’on consacre énormément d’espace mental à façonner, alors qu’elle sera autre, interrompue, basculera sans prévenir. Bref, « la vie » est un conte raconté en boucle au coin d’un feu de cheminée pour se rassurer. 

Mais la seconde éternelle, c’est maintenant. La façon dont tu déploies tes neurones à cette seconde même, c’est ça l’éternité. 

Tu ne sens pas ce flash électrique parcourir tout ton cerveau au moment ou je te raconte ça ? 

Tu déploies toute ton énergie, et tu peux le faire autant de fraction de seconde que tu veux par jour 

Tu peux déployer toute une vie dans chaque fraction de seconde, autrement dit, chaque journée est un potentiel d’éternité. 

J’ai le front chaud rien que d’y penser. 

J – Je n’arrive pas à déterminer si tu a mangé un truc pas net au fond de ton frigo ou si tu essaie juste de me dire que tu es encore en retard pour les dessins. 

U – C’est ça qui est génial: cette fraction d’éternité est quantique : ça peut être l’un, l’autre, les deux ou aucun des deux, c’est toi qui en décide, et l’impact de cette micro seconde que tu aurais pensée influera ton éternité : la façon dont tu m’envisages, dont tu t’envisages, dont tu envisage le fait que je dois te rendre quelque chose, la façon dont tu envisage la vie. Ta vie entière est contenue dans cette fraction de seconde unique. 

Tu peux choisir d’attendre, ou tu peux choisir de vivre. 

L’éternité, c’est maintenant. 

J – Et… tu m’envoies ton dessin quand ? 

U – Dans une éternité qui peut-être une fraction de seconde, ou l’inverse.

J – Je te déteste.

L’épouse dévouée

Un jour j’écriras des tonnes de lignes contre toi, 

Les lignes de ma colère, de ma frustration et de ma rage 

Les lignes de ma vie gâchée, de mes heures perdues, de mes projets morts

Les lignes de toute cette vie où tu as vécu heureux et insouciant

Parce que je sacrifiais mes minutes à te créer un cocon confortable. 

J’aurais aimé vivre, mais je n’ai fait que t’aider à vivre.

Je n’ai même pas une seconde pour t’écrire, alors qu’ il me faudrait des jours

Et puis je ne veux pas te blesser.

Alors, en attendant que tu sois mort et que j’ai la paix. 

Je vais continuer à te servir ton café. 

Comme tous les jours. 

Mon chéri.

 

J.K

Citation du jour

« Si tu as mal aux fesses quand tu es assis 

C’est parce que tu ne te tiens pas le dos droit »

Badmonkey, singe.

Canicule

Je n’arrive plus à respirer 

 

Mais je ne t’oublie pas 

Dans ce monde chaud 

Où sans toi je n’existe pas 

 

Explorer sa folie 

Est souvent source de réconfort 

Quand cette folie est un pansement 

Qui recouvre une plaie qu’on ne veut pas oublier non plus

 

Parce que cette plaie 

Aussi sombre soit-elle 

Est une boussole de l’endroit où on ne va plus 

 

Et tant qu’elle reste fermée 

Elle ne fait de l’ombre qu’à ceux 

Qui veulent toujours croire que tout va toujours bien. 

 

U.

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