If life give you a lemon

Give me one lemon

I’ll make you nothing of it 

And let it rotten 

Till it’s too late to do anything 

And till your despair 

confronting the idea of DEATH

While you observe

Bugs and worms tearing it apart

Make you buy f*** strong alcohol 

Instead of lemonade 

J.k 

The Art Of Running Away From Parents

U – Aaah et si j’oubliais juste d’y aller ? Genre je les appelle pas, je leur donne pas de nouvelles, on y va pas, j’attend qu’ils me rappellent et on voit ? 

Et si je me débarrassais d’eux en les oubliant, tout simplement ? 

Bizarrement , dans cette campagne, c’est ce que je pourrais faire . Oh mais  ! C’est ce que Mill a fait ! 

J – C’est que Pablo a fait 

U – Quoi ? 

J – Il devait partir hier, il a oublié de prendre son train. C’était très impressionnant à voir. Il a littéralement oublié. Il est pas parti . 

Je l’ai retrouvé dans la forêt en train d’aligner des cailloux, heureux comme un roi. Quand je lui ai rappelé où il devait aller, t’auras vu sa tête. Il était catastrophé. Parce que maintenant il devait les appeler. Leur dire qu’il avait merdé. 

U – Il les a appelé ? 

J – Non. Quand je lui ai passé mon portable , les plombs ont sauté dans la maison et depuis le téléphone refuse de se rallumer. 

U – Evidemment. Et la ligne fixe ? 

J – Tu vas rire, toutes les lignes fixes du canton sont tombées en rade : un câble s’est rompu en pleine montagne, à la minute même où il était censé appelé 

U – Pablo a pas pu faire ça

J – Clairement, il était EN FACE de moi au moment où ça s’est passé 

U – et là il est où ? 

J – Il fait la sieste dans un hamac avec son chapeau de cowboy comme le cowboy qu’il est. 

U – Il les a appelé au final ? 

J – Toujours pas. Il a promis de le faire après le repas mais là il dort et impossible de le réveiller 

Et personne ne veut plus lui prêter son portable de toute façon. 

U – Tu m’étonnes  

J – Il parle d’aller à pied au canton voisin mais j’ai l’horrible sensation que si je le laisse partir je le reverrais jamais . 

U – Vous êtes ensemble maintenant ? 

J – Je ne sais pas si quiconque peut prétendre être ensemble avec Pablo, mais .. je crois qu’il se passe quelque chose oui. Je suis content qu’il soit venu chez moi . 

U et J

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-savoie/chamonix/panne-chez-orange-16000-clients-prives-de-telephone-et-d-internet-dans-la-vallee-du-mont-blanc-1972318.html

La Limace

En fait je suis une limace 

Et je crois que je dois l’accepter 

J’ai du mal à me lever 

Je dois me mettre une musique de motivation juste pour m’habiller 

Je voudrais resté étendu sur le sol 

A ne plus être 

Personne 

Ni rien 

Même les habits que je porte 

Me semble un déguisement dérisoire 

Une tentative vaine de déguiser en performance 

Un corps qui ne demande rien d’autre qu’à s’enterrer dans le sol 

Nu 

Pour se décomposer et renaitre 

En une forme qui serait vraiment moi 

Pas ce blob de vie qui a accumulé tous mes excès 

Pas ces repas pris pour la convenance 

Pas ces verres bus juste pour oublier que je voudrais être ailleurs 

Pas ces hormones qui se sont crues chez elles et en me donnant une forme en se moulant sur les attentes sociales 

Ce gras de réconfort et d’oubli et d’autodétestation

Je ne suis rien de tout ça 

Je ne veux pas être 

Je suis un futur compost 

Qui attend l’étincelle d’une bonne raison 

Pour ne pas tout de suite se désagréger 

J.K 

White Noise

Après les idées fusionnantes 

Après le feu de la passion, l’exaltation de l’aventure 

Souvent le lendemain j’ai la gueule de bois 

Comme une sorte de refus de pensée 

Il ne reste plus la moindre bûche à enflammer 

J’ai la flemme d’envisager quoi que ce soi 

Un bruit sourd entre les deux oreilles 

Rien d’autre que le vide 

Je crois qu’il est temps de déclarer cette journée : Week-end. 

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Tout est possible

J’ouvre mes yeux 

Je ne suis rien d’autre que la colonie de cellules qui me compose 

Et essaie de rassembler les éléments d’une identité 

Telle une armée de petits scénaristes 

Qui reconstituent la fiction de ce que je suis censé être 

Pour que je sache quoi faire au moment de me lever 

Mais peut être que je me lèverais plus facilement 

Si je ne savais rien du tout 

Cette nuit j’ai rêvé d’un orage magnétique 

Qui effacerait la fiction 

Et me permettrait d’être, rien d’autre que moi

J’ouvrirai mes yeux 

Sans nom 

Sans passé 

Avec une nouvelle curiosité 

Sur ce que je peux faire 

Mon pressentiment est que d’un seul coup les deux mots 

« Pas ça » 

N’existeraient plus 

J.K

Révélation

C’est marrant comme les jours importants 

Il ne se passe rien 

Pas d’éclair pas de tonnerre pas le moindre petit  changement de température 

Tout change, et rien ne se voit 

Ils sont faciles à repérer ces jours,

Ce sont les jours où je n’écris rien 

D’un seul coup, mon cerveau se tait 

Il vit l’aventure 

Très calme, un peu stupide, il attend la prochaine baballe lancée pour jouer avec et courir derrière comme un labrador imbécile. 

C’était moi hier.  

Flatline totale au niveau cognitif 

C’est donc ça le secret ? 

Quand tout bouge, plus rien ne bouge ? 

J’en oublie d’écrire 

Parce que je n’ai plus rien à penser ?

Parce que soudain il y a juste cet espèce de calme content un peu idiot 

Qui n’a absolument rien à dire 

Et tout à vivre. 

Le rien absolu 

Toute . Pensée. Disparue.

« Le vent dans mes cheveux, je n’entend plus rien » 

Je serais vraiment la pire personne pour écrire un journal de voyage 

Est ce que c’est ça le truc ? Est-ce que les humains ont commencer à cogiter et à se torturer à partir du moment où il ne se passait plus rien dans leur vie ? 

Quand elle est devenue monotone, prévisible, anti-exaltante ? 

Autrement dit : A la naissance de l’agriculture ? 

L’homme a commencé à penser, à commencé à écrire, a commencé à se tourmenter parce qu’il se faisait …chier ? 

Une pensée née dans la non-vie 

La discussion de l’ennui 

La rumeur de l’immobilité 

Des pensées grondent dans des corps en cage 

Oh fuck. On s’ennuie tellement de nos jours, figés, emmurés, confinés, encagés que les pensées sont devenues tempêtes, ouragan vengeur, une baston en soi ? On ne se bat plus physiquement : on se bat dans l’espace commentaire des endroits où on mets en commun nos cerveaux . Le corps immobile derrière un écrans, nos cerveaux deviennent fous, enragés, brutaux et recréent des tribus ennemis contre lesquelles ils partent en guerre . Les corps trop civilisés, nos cerveaux redeviennent des sauvages, allument des incendies, brulent des villages, clouent l’ennemi à sa porte . 

Assis sur ma chaise si je rêve de creuser des trous , de plonger mes mains dans la terre humide, de construire un mur de pierre, de courir dans la forêt, 

Peut-être que c’est juste que j’essaie de ne pas devenir fou. 

J.K

Triangle Des Bermudes

 Quelle vie étrange 

Que de flotter parmi les vagues 

De se laisser broyer contre le rocher le plus proche 

Ou emmener vers le plus beau des bateaux 

Quiconque a jamais cru qu’il contrôlait sa vie 

Ne m’a jamais rencontré 

Je veux te serrer très fort dans mes bras 

« Reste avec moi, laisse moi être ta vague » 

Je ne sais pas si mes bras seront assez forts, 

J’ai bien peur d’être un désastre-in-progress

Et il se pourrait bien que mon tsunami ne mène à rien de bien spectaculaire 

Mais on dirait que pour la première fois j’ai quelque ambition 

D’être quelqu’un pour quelqu’un 

Ça alors, moi qui me croyait si solitaire

J.K