La première seconde

Juste après l’apocalypse 

J’avais le coeur en chou fleur 

Mais le ciel était bleu

 

J’ai respiré un peu 

De cette étrange poussière blanche 

Et regardé autour de moi 

A la recherche d’un ami. 

 

Tous ces gens qui m’avaient fait peur 

J’avais tant envie de les voir 

Juste pour lire dans leur yeux 

Le même soulagement 

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Enfin quelque part, quelqu’un était content que j’existe. 

Les amoureux

Je pensais que tu ne serais pas là 

Le jour où je te dirais « oui ».

 

J’avais prévu un salon déserté, 

j’avais prévu un mot griffonné à la va-vite 

J’avais prévu des excuses empêtrées, 

De bonnes raisons déprimantes,

Un avion pris en urgence, 

Une disparition des radars, 

Tes comptes Instagram Facebook Twitter Snapchat et tout le bordel supprimés brutalement, 

Et même la possibilité qu’en fait tu n’aies jamais existé. 

 

J’avais vraiment tout prévu. 

Sauf un bâillement, un hochement de tête silencieux, 

Une gorgée de café puis ce demi-sourire un peu idiot sur un murmure satisfait: 

« Cool » 

 

J.K

Moi aussi j’ai la télé

Le 10 décembre c’est plusieurs jours 

Parce qu’aucun n’est réussi 

Parce que je suis sombre et triste et aigri 

Parce que je refuse d’avancer plus dans ce mois 

Où tout m’angoisse

 

Je sens la folie du monde 

Se refermer sur mes épaules 

Comme un câlin glaçant 

Que personne ne veut étreindre 

Mais qui resserre ses doigts griffus 

Sur quiconque tente de mettre le nez au vent 

 

Je suis seul et triste 

Et je suis inquiet 

La neige tombe autour de moi 

Mais je n’y vois plus rien de magique

J’entends juste ces oiseaux qui ne chantent pas 

Comme si la terre perdait 

Jusqu’à son dernier souffle 

 

Je vois les gens et j’entend l’apocalypse 

Je veux juste courir jusqu’à en perdre la tête 

Hurler pour couvrir le silence 

De nous tous, qui n’avançons pas 

De tous ces pas qu’on ne fait plus 

Vers un futur devenu un gouffre 

J.K

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Complainte de celui qui doit remettre sa cravate le lundi matin

Où était le temps 

Où j’écrivais des poèmes ? 

Où était le temps 

Où les mots absurdes fleurissaient mon jardin ? 

 

Ma vie n’est plus qu’un trou noir 

Une ile déserte sans saveur 

Ma vie est un océan de sècheresse 

Traversées des monstres de l’ennui 

 

Depuis que j’ai recommencé le travail. 

Poème du bureau

Le soleil sur mes épaules 

Me frappe de nostalgie 

Quand je pense à notre temps ensemble 

Sur un banc qui ne ressemblait à rien 

 

Le reflet des montagnes sur l’eau, 

Une forêt dévastée, 

Une esplanade en béton que personne n’aime 

Où que nous nous rencontrions 

 

Il suffit que je t’écoute 

Me sentir exister. Trail-et-montagne-Village-Montagne_article_l_destinations_nature_frm

Golden Sun of Bravery

I’d like to fight the fear 

Like I were a soldier 

 

But I’m just a bear 

That wanna crawl back to bed 

And wait till the next fight 

To have a chance to be different 

 

Will you hold my hand 

If I decide to stand up ? 

Will you be with me, 

When I’ll take the first bullet ? 

 

Being shot in the heart 

Is the first thing I wan’t to be remembered for 

People with tears in the eyes 

And a golden sun over my survivor’s shoulder 

Cape in the wind 

Holding hands with you. 

That’s how I imagine the life of a hero of courage.

 

And I find all that really cool 

The bullet thing apart.  

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La vérité sur le temps et Pablo

U – WOUHOU ! Je crois que j’ai vraiment cracké le code de l’existence : chronométrer tout ce que tu fais pour être conscient du temps et le remplir pleinement. Par exemple, il m’a fallu 19:11:21 de route pour arriver jusqu’au café. Et ma routine d’arrivée au café, dorénavant, c’est de poster la photo du jour de Pablo et ça m’a pris 3 min 21. 

J – Quelle raclure ce Pablo, il peut pas poster ses photos lui-même ? 

U – Il y peut rien si il fait bugger les machines électroniques. 

J – Haha. Tu crois vraiment à ce gros mensonge de grosse feignasse ? 

U – MEC. Crois-moi, tu veux pas côtoyer Pablo un jour de deadline. Il vient de faire un bisou et tu perds 6h de boulot. Clara et Badmonkey lui empêchent d’approcher l’atelier quand elles sont là, je suis la seule à lui ouvrir la porte. Et encore. Hier, il a fait planter mon imprimante après elle imprimait seulement en vert. Et lundi ! Si j’ai pas pu poster ma page c’est parce que le dossier a disparu au moment M où il a collé son cul sur mon bureau !  Et l’autre jour le frigo s’est mis à souffler de l’air chaud après qu’il m’y aie volé un yaourt. 

J – REALLY ? J’étais tellement sur que c’était une excuse pour rien foutre… attends…  qui te dit qu’il ne contrôle pas ce pouvoir ?  

U – C’est pas impossible: il a été frappé par la foudre quand il était petit. 

J – HAHA ! Pablo est le super héros de la flemme ! 

U – Ou c’est juste un désastre ambulant. 

Shopping Bitches Lives In Danger

U – Et la récompense de fin, sera ce joli pull noir d’Alex que j’aime tant . 

J – You’re such a bitch. 

U – Not my fault I can’t prevent myself to buy THINGS

J – But aren’t you POOR ? 

U – YEAH but buying things give my life a sense of DANGER. It lits fire under my ass : If I loose Everything I Have, I have to WORK. I’m obliged to connect to PEOPLE. 

I’m obliged to live. Loosing money make my heart beating. 

J – You ARE crazy . 

U – But that’s why you looove me, don’t you dear? 

J – One day I’ll manage to really figure who you are and what happen in your head. 

U – Hope one day I will too. I’m such a mystery. The more I dig the more I realize the stranger living inside me is a savage punk who want to throw itself out of the cliff on a daily basis. « It » likes danger and saying crazy and outrageous things. « It » likes to jump on the scene naked, honey.

J – God I should never had open this box.

U – You didn’t. I opened it again when I saw you and you know what’s the only thing I ask from life ? That you open yours, darling dear.

J – I should have listen to my momma when she told me you were bad influence .

U – You liar your momma LOVES me !

J – Only because she only sees the nice good monkey you are in her presence.

U – Because she feeds me. And because she’ll let you go shopping with me If I behave well.

J – I’ll NEVER go shopping with you.

U – Come on, you soooo need a new tie

J – I sooo need a new friend

U – Haha . Did I scared you ?

J – No. But I scare myself and that’s enough.

U – you felt the need for a new tie didn’t you ?

J – I felt the need to burn the tie, crash all my life and start again as a dog keeper.

U – Oh.  It’s snowing here.

J – Lucky you. Here, sun everywhere.

U – You see. I NEED this jumper.

 

 

Douceur du noir

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Se laisser aller à la mélancolie 

Est le luxe du poète 

Qui peut tomber pour l’éternité 

Sans craindre qu’aucune nécessité d’être poli ne l’arrête 

Ou pire, une pulsion de vie,

Ou pire, un besoin de courses au supermarché. 

 

Je serais poète pour l’éternité 

Et comme ça rien ne m’arrêtera de tomber. 

J’explorerai les abimes aussi profondes que je le voudrais 

Et là où je suis personne ne pourra m’allumer une lampe 

 

Je creuserais jusqu’au centre de la terre 

Je creuserais jusqu’aux entrailles de mon âme 

Sans avoir peur de la glue sombre 

Sans avoir peur des cailloux empoisonnés 

Et si j’y trouve une lumière je ferais semblant de ne pas la voir 

Juste pour le plaisir de me pelotonner encore, enserré dans la terre chaude et noire 

De mes rêves pas encore nés. 

J.K

Sarah

« Elle te regarde droit au coeur, en laissant ses yeux suffisamment trainer dans les tiens pour générer un volcan dans ta poitrine »

J.k